Ahhh la GRANDE question ! Vous vous l’êtes, sans aucun doute, dĂ©jĂ posĂ©e : le stress est-il Ă l'origine des crises d’endomĂ©triose ou Ă l’inverse, les crises provoquent-elles le stress ?Â
Parler endomĂ©triose et stress, c’est avant tout parler de santĂ© psychique. Vivre avec une endomĂ©triose douloureuse et/ou des symptĂ´mes rĂ©currents/invalidants/handicapants revient Ă lutter au quotidien Ă tous les niveaux : amical, familial, professionnel… ConsĂ©quence : un Ă©puisement progressif tant au niveau du corps que du mental. Au-delĂ de ce mĂ©canisme naturel de dĂ©gradation liĂ© aux difficultĂ©s associĂ©es Ă la maladie, des questionnements liĂ©s Ă de possibles causes psychologiques de l’endomĂ©triose - liĂ©e Ă des traumatismes passĂ©s notamment - Ă©mergent Ă©galement. Abordons toutes les facettes de ce sujet.Â
Face A : les douleurs peuvent augmenter le stress.
La réponse est : Oui, bien sûr ! Il est indéniable que l’endométriose agit directement sur le niveau de stress et le bien-être psychologique dans une vie de femme, dans une vie de couple, dans une vie sexuelle. Vivre avec la douleur, avec des symptômes plus ou moins invalidants, avec l’inquiétude, avec l’appréhension de la crise ou de l’infertilité… y’a de quoi s’inquiéter un peu, non ? Et si on commence à parler de cet impact de la maladie sur l’anxiété, l’angoisse et la santé mentale, on ne se situe qu’au tout début de la libération de la parole. Alors parlons-en, parlez-en, parlez-nous si vous le souhaitez, c’est crucial pour mieux vivre avec l’endométriose voire pour ne pas risquer d’empirer la situation car…
Face B : oui, le stress peut aussi augmenter les douleurs liĂ©es Ă l’endomĂ©triose. En effet, il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que des taux Ă©levĂ©s d’anxiĂ©tĂ© et de dĂ©pression peuvent amplifier l’intensitĂ© de la douleur par exemple.Â
En tout état de cause, que le stress soit origine ou conséquence, les études démontrent que les femmes atteintes d’endométriose présentent des niveaux de stress plus élevés que la moyenne ou encore que l’endométriose est une affection associée à des niveaux élevés de stress chronique, en corrélation avec la gravité de la douleur ou de l’extension de la maladie. Preuve supplémentaire, s’il en fallait une, que l’endométriose s’immisce un peu partout dans la vie de celles qui en souffrent. Comme le dit si bien Sophie Younes, psychologue clinicienne et sophrologue, dans une interview accordée au mag Lyv : “Tout ce qui se passe dans notre corps retentit dans notre espace psychique, et inversement”.
Face C (car on peut parler d’une autre face): Les traumatismes passés jouent-il un rôle dans l'endométriose ? De fortes controverses ont eu lieu sur ce sujet. De fait, certaines enquêtes retrouvent jusqu'à 30% d'agressions sexuelles chez les patientes, mais d'autres enquêtes ont montré des chiffres identiques en population générale. Il n'y a donc pas de causalité entre les violences passées et l'endométriose. Cependant, la notion de violence passée peut venir exacerber l'expérience douloureuse et les difficultés relationnelles induites par la maladie. Et donc, en accroître le diagnostic...
Une fois qu’on a dit ça, qu’est-ce qu’on fait de toutes ces infos ?Â
Conseil n°1 : on s’entoure, des associations de patientes, d’une équipe de professionnels de santé de confiance incluant un psychologue ou un psychiatre, de proches bienveillants, d’autres patientes compréhensives. Et on donne l’alerte quand ça ne va pas !
Conseil n°2 : on prend soin de soi et de sa santé mentale, en s’essayant à la sophrologie, au yoga, à la méditation et autres techniques de respiration.
Conseil n°3 : compte sur Lyv, on est là pour ça, on existe pour vous aider et vous soulager alors, allez-y, sollicitez-nous !
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(date de mise à jour : décembre 2023)

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